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21 mars 2012
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Andy Hollinden,
Rondo Hatton Report
16 février 2012
Wait 'til the poodle reacts
L'ancrage indestructible de la figure martyrisée du caniche dans toutes les sociétés où règnent les conditions modernes de production, le retour fatal et régulier de celle-là dans celles-ci, la suprême indifférence de l'animal aux vicissitudes de la vie des hommes nous ravissent. Ecoutez Luc Le Masne et son grand orchestre Bekummernis : cela vous rappellera quelque chose. Muzik is the best.
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Caniche Enragé,
Luc Le Masne
28 juin 2011
08 juin 2011
26 novembre 2010
Fais pas d'histoires et monte dans le car
Notre camarade Gamma vient d'arrêter définitivement de boire. Nous avions, à plusieurs reprises, apprécié l'hospitalité de sa "Martian embassy", un appartement à Londres qu'il mettait à la disposition des amis de passage et qui avait été ainsi nommé par son vieux complice Ben Watson. Les murs étaient recouverts d'un immense collage psychédélique où se mêlaient images de films, coupures de presse et paraphernalia zappaesque. Partout des livres et des magazines. Beaucoup de science-fiction, un souvenir de ses années d'éditeur. Depuis un certain temps déjà, Gamma consacrait ses journées à ses deux passe-temps favoris : la bière et Zappa. Il était capable de converser en utilisant exclusivement des expressions extraites de chansons ou de textes du susnommé. Désarçonnant au premier abord, mais rapidement contagieux. A Simon Prentis qui lui demandait ce que sa prochaine disparition lui inspirait, il répondit : "Don't make a fuss, just get on the bus". Nous serons à Londres mardi 30 novembre pour fêter ça.
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Gamma
21 octobre 2010
A few moments with Brother Napoleon
Napoleon pose avec son saxophone Selmer, commandé à Paris en 1969, et le Grammy Award qu'il a obtenu en 2008 pour l'interprétation de Peaches En Regalia sur le dvd de la tournée "Zappa Plays Zappa".
Nous avons eu Napoleon Murphy Brock des Grande Mothers au téléphone. Il est enthousiaste à l'idée de jouer à Paris et ne mâche pas ses mots sur la famille Zappa.
"Ni Roy, ni moi n'avons joué Zappa à Paris depuis les années soixante-dix et nous sommes vraiment impatients de passer au Trabendo. On va vous en mettre plein la vue ! Ce n'est pas de l'arrogance, c'est simplement que nous avons une grande confiance en nos capacités. Roy monte toujours aussi haut dans les aigus ! Et moi, je suis meilleur qu'avant parce que je comprends mieux la musique. Je fais trois heures de gym par jour en préparation du concert. Un spectacle des Mothers, ce n'était pas seulement des solos, c'était aussi du théâtre, et nous sommes les seuls à perpétuer cet aspect folklorique de la musique de Zappa. Et puis, il ne faut pas oublier qu'Halloween était la fête préférée de Frank… Je sais ce qui se passe à Paris en ce moment autour des retraites et je peux vous dire que nous allons vous changer les idées.
A propos de Robbie Seahag Mangano. Miroslav Tadik est toujours le guitariste titulaire des Grande Mothers mais il n'était pas disponible pour cette tournée. Robbie était, pour nous, le seul remplacement possible : il sait lire la musique, il sait l'écrire, il a la bonne attitude… "Seahag" est le genre de surnom qu'on donne à Brooklyn. Cela veut dire quelque chose comme "créature fabuleuse", une sorte de personnage de dessin animé, avec une drôle de bouille..
Les relations avec Gail et Dweezil ? Je n'en ai pas. Ce sont des gens cupides. Je devais faire la deuxième tournée de "Zappa Plays Zappa" mais ils sont revenus sur leurs engagements financiers, ils voulaient me donner moins d'argent… et il fallait que je chante davantage ! Sur le dvd de la tournée de 2006, Dweezil a coupé presque tous les passages où je dansais... They are only in it for the money.
Des projets ? Les Grande Mothers sont notre groupe principal mais nous avons tous des projets solo. En mars de l'année prochaine, je vais partir en tournée avec l'Absolute Ensemble, un groupe de vingt musiciens qui jouent Zappa dans un style classique. Le leader, Kristjan Järvi, a été le chef d'orchestre du Tonkkünstler Orchestra à Vienne. Je serai au chant et Mike Keneally jouera de la guitare."
A propos de Robbie Seahag Mangano. Miroslav Tadik est toujours le guitariste titulaire des Grande Mothers mais il n'était pas disponible pour cette tournée. Robbie était, pour nous, le seul remplacement possible : il sait lire la musique, il sait l'écrire, il a la bonne attitude… "Seahag" est le genre de surnom qu'on donne à Brooklyn. Cela veut dire quelque chose comme "créature fabuleuse", une sorte de personnage de dessin animé, avec une drôle de bouille..
Les relations avec Gail et Dweezil ? Je n'en ai pas. Ce sont des gens cupides. Je devais faire la deuxième tournée de "Zappa Plays Zappa" mais ils sont revenus sur leurs engagements financiers, ils voulaient me donner moins d'argent… et il fallait que je chante davantage ! Sur le dvd de la tournée de 2006, Dweezil a coupé presque tous les passages où je dansais... They are only in it for the money.
Des projets ? Les Grande Mothers sont notre groupe principal mais nous avons tous des projets solo. En mars de l'année prochaine, je vais partir en tournée avec l'Absolute Ensemble, un groupe de vingt musiciens qui jouent Zappa dans un style classique. Le leader, Kristjan Järvi, a été le chef d'orchestre du Tonkkünstler Orchestra à Vienne. Je serai au chant et Mike Keneally jouera de la guitare."
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Grande Mothers,
Napoleon Murphy Brock,
ZFT
13 octobre 2010
Don't you believe in progress ?
De gauche à droite (photo Maurizio Falcone) :
DON PRESTON, né en 1932 à Flint dans le Michigan. Quand Don rejoint les Mothers of Invention en 1966, il est déjà un improvisateur expérimenté et son apport dans les prestations scéniques du groupe sera considérable. Il fut le premier claviériste de Zappa à jouer du synthétiseur sur scène, dès 1970. Don est un membre fondateur des Grandmothers.
NAPOLEON MURPHY BROCK, date et lieu de naissance introuvables. Découvert par Zappa dans une boîte de nuit de Hawaï, il devient en 1973 un élément-clef de son orchestre. L'abattage de Napoleon au chant et aux intermèdes parlés est monumental. Il joue aussi du saxophone et de la flûte. Napoleon est un invité permanent de la Zappanale en Allemagne.
ROY ESTRADA, né en 1943 à Santa Ana en Californie. Il était le bassiste des Soul Giants, le groupe dont Zappa prit les rênes en 1964 et qui devint les premiers Mothers of Invention. Quand il est dissout par Zappa en 1969, Roy part fonder Little Feat avec un autre ex-Mothers, Lowell George. Après une longue éclipse, il réapparaît à la Zappanale de juillet 2002.
ROBBIE "SEAHAG" MANGANO, guitariste new-yorkais, membre des Grande Mothers depuis 2009. Il a également joué avec Project/Object, le cover group de André Cholmondeley.
CHRISTOPHER GARCIA, percussionniste basé sur la côte ouest des Etats-Unis, membre des Grandmothers depuis 2003.
Les Grande Mothers re: invented
joueront pour la première fois
à Paris le 31 octobre.
C'est au Trabendo
et c'est ce qu'on appelle
un événement exceptionnel.
joueront pour la première fois
à Paris le 31 octobre.
C'est au Trabendo
et c'est ce qu'on appelle
un événement exceptionnel.
- "Pour moi, il a toujours été plus intéressant de rencontrer des musiciens qui avaient un talent bien particulier et de mettre celui-ci en valeur en l'intégrant dans une composition, de telle sorte que cette composition resterait pour toujours empreinte de la personnalité des personnes qui étaient là quand elle fut créée." Frank Zappa interrogé par la BBC en 1993.
- Si la musique n'était que des notes écrites sur une page,
Pourquoi donc aurions-nous tous des interprètes favoris ?
Si les notes du Sacre du Printemps ne changeaient jamais,
Pourquoi chacun d'entre nous aurait-il sa version favorite ?
L'interprétation est le Facteur X.
Le Facteur X ne peut être ni répété, ni acheté.
On connaît les arguments qu'avance Dweezil pour défendre son spectacle : digne fils de son père, il est le mieux placé pour jouer la musique d'icelui… d'autant qu'il est lui-même guitariste, qu'il a accès à toutes les archives, qu'il s'entoure de jeunes musiciens vachement technique et qu'en plus, il ne ménage pas sa peine (ni le porte-monnaie de ses fans). En toute logique, les Grande Mothers lui répondent que eux étaient là quand la musique s'est faite. Qu'ils ont fait partie du processus créatif, comme nous l'a dit à plusieurs reprises le regretté Jimmy Carl Black.
Nous pensons que la question, cruciale, de l'interprétation de la musique contemporaine dépasse largement les liens de parenté et ceux du compagnonnage. Nous renvoyons à ce sujet à la lecture de L'Ame de Hegel et les vaches du Wisconsin, un stimulant et court essai d'Alessandro Baricco paru en 1998 chez Albin Michel. Mais tout de même, comment ne pas fondre d'aise à l'écoute du Montana des Grandmothers en 2003 (voir plus bas), chantée par celui-là même, Napoleon Murphy Brock, qui l'avait créé sur la scène du Roxy ou d'ailleurs en 1973 ou 1974 ? Et d'ailleurs, Napoleon n'était-il pas l'élément prépondérant de la première incarnation du groupe de Dweezil, qui nous a tant ému en 2006 au Zenith ?
Mais l
aissons là, s'il vous plaît, la basse polémique et revenons sur le terrain plus neutre de l'histoire.Au début, donc, les Grande Mothers re:invented s'appelaient simplement les Grandmothers. Le nom fut paraît-il trouvé par Ray Collins. Il permettait d'indiquer habilement qu'il s'agissait d'un collectif formé par d'anciens membres – des alumni en anglais – des Mothers of Invention, le groupe que Frank Zappa rendit célèbre (ou serait-ce l'inverse ?).
A l'initiative d'Andy Cahan, patron de Rhino Records, un premier disque des Grandmothers paraît en 1980, composé exclusivement de morceaux inédits signés Jimmy Carl Black, Don Preston, Bunk et Buzz Gardner, Elliot Ingber et Motorhead Sherwood. Pas de Zappa. La tentation est forte, évidemment, de jouer le Moustachu sur scène. En 1982, la première face de leur deuxième 33 tours, "Looking Up Granny's Dress", toujours sur Rhino Records, consiste en une suite live composée aux deux tiers de Zappa et pour le reste d'originaux. Ce sera grosso modo, jusqu'à aujourd'hui, la proportion-type d'un concert des Grandmothers.
Jimmy Carl Black, Don Preston et Bunk Gardner deviennent rapidement les membres permanents du groupe et s'entourent d'un personnel changeant. On les voit en 1994 à la Cigale, avec l'incroyable guitariste italien Sandro Oliva. On les revoit en 1998, sans Don mais toujours avec Sandro, au New Morning. En juillet 2002, sur la scène de la Zappanale, ils sont rejoints pour un concert historique par Napoleon Murphy Brock, Roy Estrada et Bob Harris. Une période de confusion s'ensuit : d'après notre confrère Peter du site United Mutations, deux formations des Grandmothers évoluent quelque temps en parallèle, l'une pilotée par Jimmy Carl Black et Sandro Oliva, l'autre rassemblant Don Preston, Napoleon Murphy Brock, Bunk Gardner et Roy Estrada.
En mars 2003, les Grandmothers de Preston et Brock se produisent à Leipzig avec un orchestre de chambre allemand. Le concert fournit la matière d'un excellent cd qui est publié la même année par Warner Strategic Marketing (et dont nous avons extrait notre titre). Le groupe a depuis aligné une centaine de dates aux Etats-Unis et en Europe, dont plusieurs à la Zappanale. Ils s'y sont produits en août 2009, dans leur formation actuelle, sous l'appellation officielle de "Grande Mothers". Difficile de dater avec précision l'arrivée du "re:invented". Ce qui est sûr, en revanche, c'est que le concert du 31 octobre au Trabendo sera leur première apparition en France.
Le Trabendo, nous connaissons. Nous y avons organisé en décembre 2000 un concert des Muffin Men, le cover group anglais dont Jimmy Carl Black était alors le chanteur attitré. Christophe Delbrouck et son Nasal Retentive Orchestra, alors en lancement, assuraient la première partie. Une belle soirée, dont Jean-Paul Rosselin, le tôlier du Trabendo, gardait, comme nous, un excellent souvenir. Contacté cet été par le management des Grande Mothers, il s'est tout naturellement tourné vers nous pour l'aider à promouvoir et animer la venue du groupe à Paris.
Le hasard, encore lui, a voulu que le concert parisien des Grande Mothers soit programmé un 31 octobre. Halloween a toujours était une nuit spéciale pour Zappa. Il en a fait le décor d'une de ses chansons les plus délicieusement salaces, Goblin Girl, dont la traduction est malheureusement trop complexe pour que nous nous y attardions ici – on se bornera à préciser qu'il s'agit d'une nouvelle variation sur le thème", central chez Zappa, du "blowjob".
Surtout, dès 1974 et jusqu'en 1982, à l'exception de l'année 1979, Zappa prit l'habitude d'organiser à New York, d'abord au Felt Forum puis au Palladium, une série de concerts qui se terminait en fanfare la nuit d'Halloween. Des extraits de la série de 78 sont audibles sur le jubilatoire album "Zappa In New York". La série de 77 a fourni le frénétique matériau live du film Baby Snakes. On y voit un Zappa irrésistible, torse nu et cheveux dénoués, titillant des goblin girls dans le public et dirigeant une sacrée bande d'allumés, dont le guitariste et chanteur Adrian Belew, en jupe, et Terry Bozzio en slip noir derrière ses fûts.
Faut-il donc s'attendre à un show spécial des Grande Mothers pour cette nuit d'Halloween ? Nous leur avons posé la question par mail et il nous a été répondu que "comme toujours, n'importe quoi peut arriver et n'importe quoi arrivera". Considérant qu'ils maîtrisent un répertoire de 60 morceaux de Zappa, qui s'étend de 1964 à 1983, en effet, tout est possible. De notre côté, nous préparons quelques animations spéciales, dont certaines ne seront peut-être pas dévoilées avant la date du concert…
C'est tout pour le moment... pas tout à fait : un mot sur la première partie de cette soirée, qui ouvrira également pour les Grande Mothers les 2 et 3 novembre en Angleterre. Uncle Meat and The Highway Children se présente comme un groupe psych/folk/punk. Ses membres vivent dans un grande camionnette qui pue et avec laquelle ils parcourent le monde depuis maintenant plus deux ans. Ils adhérent fermement à la devise zappaïenne "Touring can make you crazy !" et s'en félicitent. Un programme sympathique, qu'il convient de soutenir. Ouverture des portes à 19h30. N'oubliez pas d'acheter votre ticket à l'avance, il vous reviendra légèrement moins cher que si vous l'achetiez le jour même sur place.
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Napoleon Murphy Brock,
Trabendo
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