24 mai 2009

Deux heures pour George Duke !

Demain lundi
25 mai, à partir de 23 heures
au Bataclan,
nous célèbrerons la venue de George Duke
à Paris.


L'idée d'organiser cet "after-concert" en l'honneur du musicien a été accueillie avec enthousiasme par beaucoup d'entre vous et nous nous réjouissons à l'avance de ce moment exceptionnel. Les invitations seront distribuées pendant le concert et ensuite, à partir de 22h45, à l'entrée du Bataclan, que nous remercions. Venez nombreux fêter joyeusement un grand compagnon de route de Frank Zappa.


Le temps nous manque pour évoquer ici notre déplacement à Barcelone et la très belle soirée Zappa du 21 mai, mais nous y reviendrons bientôt.


Nous reviendrons également sur le concert de Dweezil Zappa à l'Olympia et sur la question de notre boycott.


Et vous aurez bientôt des nouvelles précises du festival de l'Alambic électrique les 21 et 22 août à Villiers-sur-Yonne.


Et, bien entendu, préparez-vous à la belle soirée du 11 juin au Triton.

A demain.

28 avril 2009

L'appel du 11 juin























Pour plus d'informations sur la salle du Triton et sa programmation, voire l'intéressante interview de son patron Jean-Pierre Vivante.

27 avril 2009

Nouvelles internationales





















Vous la reconnaissez ?
Playboy Germany
, May edition (thanks Andy).

22 avril 2009

Une double affiche Zappa au Triton !













Fattore Zeta en haut
et Peach Noise ci-contre.











Le jeudi 11 juin, nous proposons en co-production avec
le Triton une soirée Zappa qui réunira les artilleurs franco-alsaciens de Peach Noise et les jazzmen toscans de Fattore Zeta.

Encadrée, s'il vous plaît, par les concerts de Magma et celui du groupe belge Univers Zéro, cette double affiche Zappa sera une nouveauté de la septième édition des Tritonales, un festival tourné habituellement vers les musiques progressives. Les Italiens de Fattore Zeta ouvriront la soirée. Fondé en 2004 par le batteur Jacopo Giusti, le groupe de Livourne interprète la musique de Zappa sur un mode exclusivement jazz. On a connu (le Ricardo Fassi Tankio Band en 1994) et on connaît toujours (le Ed Palermo Big Band à New York) des groupes qui, eux aussi, jouent sur ce terrain, mais, comme leur nom l'indique, en big band. Les Toscans, eux, avancent en petite formation. Ils étaient cinq en août dernier à la Zappanale, et leur jazz suave, qui avait conquis le public, reposait alors sur les deux souffleurs historiques, les saxophonistes Federico Pistelli et Davide Matteucci. Un troisième frontman, le guitariste Nicol Franza, est venu depuis grossir leurs rangs. Un septième larron, le comédien Andrea Jacoponi, devrait apporter au spectacle de Fattore Zeta un zeste supplémentaire d'absurdité intercontinentale. Le répertoire du groupe inclut des grands classiques comme King Kong, Sofa ou Big Swifty, mais aussi des titres beaucoup plus rarement joués, comme Treacherous Cretins and Toads of The Short Forest. Ce concert au Triton sera la première prestation en France de la bande à Jacopo.


On ne présente plus les Peach Noise. Leur concert du 27 mars sur la péniche Antipode souleva une nouvelle fois l'enthousiasme et leur spectacle se présente désormais en un seul bloc dense et mouvementé, à la Zappa en quelque sorte. Une petite quinzaine avant le concert du Triton, plus précisément le samedi 30 mai, ils seront à Sainte-Marie-aux-Mines pour participer au festival C'est Dans La Vallée organisé par leur "pays" Rodolphe Burger.


Pour en terminer avec l'annonce de cette belle soirée, sachez qu'en tant que co-producteur, notre association en assume une partie des risques financiers. Si vous souhaitez que ce genre d'événement se reproduise, il est donc important de venir soutenir cette première collaboration avec la salle de Jean-Pierre et Jacques Vivante.


Notre camarade Thierry Leroy (La Voix du Fromage) nous a donné l'autorisation de vous annoncer en avant-première une autre excellente nouvelle : la deuxième édition, les 21 et 22 août, du festival l'Alambic Electrique, toujours à Villiers-sur-Yonne, dans la Nièvre, où il s'était tenu pour la première fois en 2005. Ce week-end d'août n'a pas été choisi au hasard : venant une semaine après la clôture de la prochaine édition de la Zappanale, le festival est conçu en partie pour accueillir les groupes étrangers qui se produiront chez nos confrères allemands. Il faut s'attendre donc à une belle affiche pour la journée du 21, entièrement consacrée à la musique de Frank Zappa. Celle du 22 sera, elle, dédiée à la planète Gong. Est-il besoin d'en rajouter ? Le nom des groupes ? Un peu plus tard, si vous le voulez bien, laissons à tous ces plus ou moins jeunes gens (un indice ?) le temps de signer leurs contrats respectifs.


Comme il se doit, nous maintenons notre appel au boycott de Zappa Plays Zappa, le groupe du fiston Dweezil, en concert à l'Olympia le 18 mai. Les organisateurs ont semble-t-il soigné la promotion de l'événement, puisque le camarade Pino S. vient de nous signaler que, alors qu'il déambulait dans les allées d'un supermarché sonorisé par RTL2, son oreille fut accrochée par un spot publicitaire qui annonçait le concert. Notons également que le groupe du Zappa Family Trust a enregistré ces derniers mois une série de départs. D'abord, celui de Aaron Arntz, qui tenait les claviers et la trompette, décidé à mener sa propre carrière. Ensuite, celui de Thomas Nordegg, guitar tech de Dweezil, qui, selon The Idiot Bastard Son, aurait été remercié pour réduire les coûts. Enfin, Ray White a lui aussi quitté le navire, sans qu'on sache exactement pourquoi - pour la première fois, donc, il n'y aura pas d'ancien musicien de Zappa dans le groupe de Dweezil.


Pour conclure, deux initiatives intéressantes sur le front de la lutte contre le spectacle et ses sbires :
  • La récente sortie en salles de Let's Make Money, le nouveau film, après We Feed The World, du documentariste autrichien Erwin Wagenhofer.
  • La tenue, du 7 au 17 mai, d'une nouvelle édition du FRAP, autrement dit le Festival des Résistances et des Alternatives à Paris. La dernière journée se déroulera dans les locaux de la CNT, rue des Vignoles, et sera en partie consacrée aux inculpés de Tarnac. Malheureusement, Julien Coupat risque fort d'être excusé.

27 mars 2009

El rock como movilización para la disidencia politica

Nous serons à Barcelone le 21 mai pour assister au concert du Filthy Habits Ensemble.


Animée par le compo-siteur et saxophoniste El Pricto, cette formation rassemble pas moins de quatre souffleurs et proposera une sélection d'instrumentaux inter-prétés dans le style de l'album "Orchestral Favorites". Le concert sera illustré par le vidéo-dj VjMongo, qui a conçu un mix incluant beaucoup d'extraits des travaux de Cal Schenkel et Bruce Bickford. Le "music office" Arco Y Flecha, qui accompagne en Espagne une belle brochette de musiciens de jazz et du rock d'avant-garde, est à l'origine du projet et ses responsables ne comptent pas en rester là. Nous espérons profiter de cette présence en Catalogne pour rencontrer les zappologues Manuel de la Fuente Soler et Nando Caballero. Il serait également intéressant d'entrer en contact avec Luis G, le boss du label de Valence Hall of Fame Records, qui vient de publier les huitième, neuvième et dixième volets de sa série Unmatched d'hommage des rockers espagnols à Zappa. La dixième livraison a été entièrement conçue par Caballero Reynaldo, une pointure de là-bas.

Samedi 21 mars, à la maison de Radio-France, nous avons enduré une interprétation désolante de The Dangerous Kitchen. Jamais la soprano Ana Maria Labin n'a approché, de près ou de loin, le Sprechgesang moqueur de Zappa, et sa prestation oscillait plutôt entre les vocalises de l'opérette et les mimiques du café-théâtre. Les stupides autant que médiocres arrangements "à la Synclavier" qu'on lui avait co
ncocté en fond sonore ne pouvaient pas arranger l'affaire – rappelons que dans la pièce originale, ce sont de vrais musiciens qui jouent derrière Zappa et que, loin d'être synthétique, l'accompagnement est très charnel. Bref, le contre-sens était total. Plus généralement, ce flop pose une nouvelle fois la question de savoir si toutes les pièces de Zappa sont réellement interprétables. On se souvient en effet d'un pénible Greggery Peccary dirigé en 2004 par Peter Eötvös, dans cette même salle Olivier Messiaen.

Ce ratage venait à la suite d'un consternant hommage au rock progressif imaginé et dirigé par René Bosc, le directeur artistique du festival Présences 2008-2009
qui s'achevait ce week-end là. Qui a envie d'entendre Close To The Edge de Yes glapi par la maîtrise de Radio France et illustré par une vidéo niaiseuse et prépubère ? Fut un temps où les musiciens de rock se ridiculisaient en composant de la musique dite classique – on pense irrésistiblement à Jon Lord et Rick Wakeman. Aujourd'hui, c'est l'inverse : complètement à court d'idées, nourris dès leur plus jeune âge à la mélassse post-moderne – pour eux, Jonny Greenwood est un héros –, les p'tits gars en baskets de la musique savante imaginent duper leur public en récupérant la variété rock internationale. Comme il se doit, pour une grande part, ils y parviennent.

S
oyons justes : ces deux après-midi d'immersion dans la musique sérieuse – car nous étions de retour sur zone le lendemain dimanche – nous ont également offerts de bons moments. Par exemple, le Frankenstein !! rigolo du compositeur suisse H.K. Gruber, composé à la fin des années 70, ou bien l'inquiétant Et je reverrai cette ville étrange du canadien Claude Vivier, poignardé à mort par un amant éventuel en mars 1983 à Paris. Le festival fut conclu en beauté par l'ensemble de percussions Sixtrum de Montréal, qui nous cloua au siège avec un putain d'extrait de 12 minutes des Pléiades de Iannis Xenakis, un jeune Grec qui monte, surtout depuis 2001.

Bonne nouvelle : nous apprenons que le Nasal Retentive Orchestra va bientôt reprendre le chemin des stades… pardon, des centres d'action culturelle. Son fondateur, Christophe Delbrouck, ne sera pas de la partie et, plutôt que de proposer un nouveau spectacle Zappa, les autres membres du groupe, qui ne manquent pas d'idées, pour le coup, se sont lancés dans l'écriture d'une espèce de comédie musicale. L'histoire tristement banale d'un rat pas comme les autres, bleu, qui, tout d'abord exclu, puis intégré par la mafia, finira, avide de pouvoir, par se perdre dans la politique. Premiers concerts à la fin de l'an
née.

Autre bonne nouvelle : George Duke se produira au Bataclan le lundi 25 mai. Nous envisageons d'organiser une fête en son honneur et vos idées sont les bienvenues. Son dernier album, "Dukey Treats", sorti en août 2008, est certainement le meilleur qu'il ait réalisé depuis longtemps. We love you, George.

Peach Noise joue ce soir à Paris, ne manquez pas les débuts au chant de Léonard Le Cloarec.


Julien Coupat a entamé le 16 mars son cinquième mois de séjour en prison, sans que rien ne soit toujours retenu contre lui.

12 mars 2009

Peach Noise sur Dailymotion


Ils sont .

Jean-Pierre Lentin vient de prendre du repos. On pense aussi à son vieux pote Jean-François Bizot.

Notre bon ami Andrew nous a bien fait rire en commentant notre appel au boycott du concert de Dweezil Zappa. Does humor belong to the ZFT ?

Séguéla, suite : après le tango de la Rolex, le cha-cha-cha des couilles molles.

10 mars 2009

Pendu à un réverbère

Croquis entièrement réalisé à la main pour notre amie Ossiane, à qui nous suggérons humblement une petite dose de houblon tous les soirs avant le coucher (contre l'anxiété) et une écoute quotidienne et matinale de Shall We Take Ourselves Seriously (pour le sens de l'humour).



Une tendance se dessine. Un truc pour
Séguéla, ça.
Voir aussi ici-bas.